Vainqueur à Villeneuve les Avignon<o:p></o:p>
J’ai gagné, dimanche dernier 25/07, la course PC de Villeneuve les Avignon.
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Les courses Pass Cyclisme se déroulent le plus souvent sur des circuits dénués de toute difficulté, sur lesquels il est difficile de s’imposer, surtout si l’on fait l’objet d’un marquage particulier. Le circuit de la course de Villeneuve est plutôt accidenté, avec une arrivée en côte sur 5 à 600 m. Dimanche, il y avait en plus, un vent extrêmement violent et au départ j’étais peut être le seul à être satisfait de sa présence. Les courses avec vent violent m’ont toujours réussi, car elles exigent de la puissance/vélocité pour se placer et se replacer constamment dans les roues, répondre aux attaques toujours plus nombreuses, et rouler vite, le vent dans le dos, sans nécessairement mettre « tout à droite ». Je m’impose au sprint, sur un groupe de 4, sorti au dernier tour, lui-même issu d’un groupe d’une douzaine parti à mi course.<o:p></o:p>
Je sais que cette victoire a fait parler à l’arrivée, car il est extraordinaire qu’un coureur de mon âge s’impose à un peloton majoritairement constitué de coureurs de moins de 30 ans. Ceux qui me connaissent bien, savent ce qu’il en est.<o:p></o:p>
Pour les autres, je suis comme tous les sportifs : chaque année qui passe me voit régresser, et mes performances d’aujourd’hui, même si elles sont remarquables par rapport à mon âge, n’ont rien à voir avec celles qui étaient les miennes il y a 10, 20 ou 30 ans.<o:p></o:p>
Je vais citer quelques chiffres : en 30 ans, j’ai perdu
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- 110 watts à la PMA (de 470 watts à un petit 360)<o:p></o:p>
- 30 puls au seuil « haut » (de 185 à 155)<o:p></o:p>
- 28 ml en VO2 Max (de 90 à 62)<o:p></o:p>
- en récup, il me faut aujourd’hui presque 3 jours pour récupérer des efforts que je récupérais en 24 h.<o:p></o:p>
Malgré ces régressions, j’ai encore ma place dans les courses Pass Cyclisme (on disait à l’époque de 4ème catégorie), mais ce ne sont que des courses de Pass Cyclisme, où le niveau est faible, et qui n’ont rien à voir avec les courses Elites de 1ère Catégorie, dans lesquelles je me produisais « à ma meilleure époque », avec bon an mal an, une douzaine de victoires annuelles, certaines de niveau International.<o:p></o:p>
Parmi ceux qui jasent, il y a des admirateurs (merci) mais il y a aussi d’autres plus virulents qui invoquent le dopage pour expliquer mes performances (je le sais par propos rapportés). Ceux-là, sont pour la plupart des aigris du Cyclisme, qui n’ont jamais su ou pu parvenir à un niveau dépassant le cadre local, ou au mieux départemental. Ils n’ont rien compris au sport de haut niveau, qui, par définition, est réservé à un très faible pourcentage de la population des sportifs. Certains même disent (et ils y en sont vraiment convaincus !) qu’ils ont toujours été barrés, dans leur « carrière » sportive, par ceux qui se dopaient. Ils n’ont même pas conscience que c’est une véritable injure faite à tous ceux qui font une belle carrière propre. Une injure en particulier faite à nos cyclistes français, qui aujourd’hui relèvent la tête au niveau international, grâce à l’éradication importante du dopage. Ils se considèrent souvent les « champions du monde malheureux des non dopés » et imputent systématiquement les grandes performances des autres à des manœuvres illicites.
<o:p>Ils savent que tout le monde ne peut être Prix Nobel, ou même docteur ou ingénieur et qu'en tous domaines se crée une hiérarchie naturelle, mais en cyclisme, Non. "C'est pas possible de rouler à + de 50 à l'heure, parce que moi à 40 je suis à fond..."</o:p>
« Médisez, médisez, il en restera toujours quelque chose » dit le dicton. Je suis peut être victime de cela, et de ceux là. Un autre dicton énonce : « Les chiens aboient, la caravane passe » Aboyez, aboyez, je fais mon chemin (mais, quand même, n’aboyez pas de trop près, vous risquez de recevoir mon coup de pied dans la gueule)…<o:p></o:p>
J’ai eu quand même plaisir à remporter cette course, un peu gêné cependant, de prendre à d’autres, le brin de notoriété derrière lequel ils courent et dont je n’ai point besoin.<o:p></o:p>
Et je sais que je recommencerai… Incorrigible !<o:p></o:p>